Les Mais s’affichent

Dès 1962 la manifestation municipale des Mais se dote d’affiches. C’est tout naturellement Gustave Mossa (1883-1971), imagier officiel du carnaval de Nice, qui réalise les premiers visuels de communication pour le compte du comité des fêtes. Tous les Niçois connaissent sa composition, reprise plusieurs années de suite jusqu’en 1966, où on trouve rassemblés tous les ingrédients de la fête : les danses en costume folklorique, le mât de cocagne et ses guirlandes, et, signifiant du lieu de la manifestation : la croix séraphique et le monastère de Cimiez.

Puis l’école municipale de dessin de la villa Thiole, ouverte en 1965, s’associe à la manifestation en organisant à la fin de l’hiver un concours entre ses élèves. Les projets sont exposés en salle du conseil municipal et un jury, présidé par le maire, Jacques Médecin, choisit la maquette de l’affiche de l’année. Arbres stylisés et motifs floraux très colorés, typiques des années 1970, fleurissent ensuite sur les panneaux d’affichage municipaux.
C’est Fabienne Bouret qui signe l’affiche de l’édition 1968, l’Antibois Dominique Prévost qui crée l’affiche de 1969. On doit l’affiche de 1972 à une élève de Claire Aragon, la jeune Michèle Schefbal. En mars 1973, Michelle Roux, fille du propriétaire de « La Colombe d’Or » à Saint-Paul-de-Vence, est lauréate. En 1976, c’est le jeune Paul Bella, 19 ans et demi, qui remporte le concours d’affiches de la fête des Mais avant de gagner les Beaux-Arts de Paris pour une carrière de photographe.

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